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12/10/2018

La Boucle Est Bouclée







Ah enfin te revoilà!

Cela fait un an que j'ai besoin de m'exprimer mais que tu ne prends pas le temps de me laisser parler.
Un An! Une année entière!

Qu'as-tu fait pendant tout ce temps? Tu as voyagé? Tu as découvert de nouvelles passions? Tu as commencé la lecture d'un nouveau livre? (parce oui je sais qu'il te faut au moins 6 mois pour lire une BD, alors un livre avec des lettres écrites en petits et tout, j'ose à peine imaginer...)

Je sens en toi beaucoup de colère, de peine et de frustration. 
Pourtant, tu parais plutôt "seine" en apparence?

Laisse moi y regarder de plus près, je mettrai les mots sur tes plais, et si toutefois tu penses que révéler ton âme à nue pourrait te faire trébucher, je prendrai la suite, moi ton Cerveau, ton allié qui sais prendre le relais lorsque la pente devient trop raide pour toi toute seule.

En 1 an, qu'as-tu fait?

Je crois que le plus important en fait, c'est que tu sais enfin QUI TU ES.
Les chemins empruntés on été tortueux, sinueux, onduleux. Mais regarde autour de toi, tu es exactement la où tu es censé être. A ta place. Le fauteuil ne te sied pas encore complètement, mais c'est une question d'ajustement, de proportions, d’adaptation.

Aujourd'hui, tu es une leader. Je vois que tu rougie, mais c'est normal.
Après tout, toute ta vie tu étais persuadée que tu n'étais qu'une ombre, une suiveuse, l'un de ces pisteurs qui se faufilent dans le sillage des paquebots, la fille qui explique aux autres comment atteindre les étoiles sans jamais essayer.

N'ai pas honte de qui tu es, car en doutant les autres ne te verront pas comme tu es réellement, mais juste comme un calque de toi même: un contour délavé sur une image très pale voire transparente.

Clame le haut et fort, tu es qui tu es.
Entière
Patiente / mais pas trop, Altruiste / mais ego-bienveillante, Explosive / Explosive. (On fait ce qu'on peut!)

Ceux qui ne t'avaient pas vu depuis 1 an le disent: Tu as changé. En bien.
Comme si d'un coup, tu avais grandi. Ou plutôt mûri. Enfin.

Tu penses souvent à ceux qui se sont envolés. Ils sont la avec toi, mais n'est pas peur de penser à eux. 
Oh je vois bien que tu préfères vraiment que je te parle d'autre chose, mais tu ne peux rien y faire! Ils sont partis, toi tu es ici, alors tu te démerdes comme tu veux, mais va falloir te faire une raison! (j'allais dire sortir les doigts du UC mais c'est trop grossier pour ta nouvelle toi, mais vu qu'on commence à tourner au pathos, tu me connais, fallait que je décoince la situation!)


Tiens d'ailleurs, des blagues j'en ai plein de réservoir, mais d’après ce que je peux comprendre, elles ne sortent pas toujours au bon moment! A croire que certains ne comprennent pas (ou refuse de comprendre...) que c'est notre échappatoire. Oui un trait d'humour même au "mauvais" moment devrait toujours être apprécié à sa juste valeur, mais bon, il parait que dans certains moments, c'est mieux de chialer sa race. Bon j'avoue, dans ces moments la, c'est à chaque fois moi qui dirige, mais putain, à part être drôle, je sais rien faire! (twerker étant encore plus malvenu parait-il!)

Ah si, c'est vrai, tu as raison, je sais aussi travailler.
Toute ta vie t'as gueulé ta race " A-bât le travail! Bouh c'est caca!" et te voila à me demander de bosser comme un taré lobotomisé... #seriously? Alors autant je peux comprendre ton besoin de "pilotage automatique" autant des fois je me demande si en plus de toi et moi il n'y aurait pas encore une autre entité qui se mêle d'affaires qui ne sont pas les siennes... Mais bon, tu t'épanouie aussi grâce à ça donc on va pas épiloguer non plus...
  


Donc finalement on peut dire que cette année, la boucle est bouclée nan?
J'ai hâte de discuter à nouveau avec toi! *COEURAVECLESDOIGTS*

[J'ai la Flemme]



"Grandes peixes, pescam-se em grandes rios."

21/07/2017

Comment réussir sa vie. (enfin.)




Un beau jour, alors que tu te ballades tranquillement sur les réseaux sociaux, tu prends soudain conscience que tu n'aimes pas ta vie.

L'un de tes potes a posté les photos de son super mariage, avec ses jolies marmots en enfants d'honneur, et toi, tu pinailles dans ta vie de couple (on peux même dire qu'elle est inexistante)

L'autre collègue est partie en sac à dos 6 mois pour découvrir le monde, et tes dernières vacances en Ardèche ne t'ont pas donnés le grand frisson attendu.

Et puis il y a l'autre là, le gars que tu détestais au lycée, qui arrêtait pas de se foutre de toi, qui aujourd'hui est 2 semaines par mois en déplacement à l’international pour son boulot, boulot qu'il adore et qui a l'air "tellement épanouissant"!

Enfin, il y a ton gentil rival, celui qui mange comme toi, vit comme toi, fait aussi peu de sport que toi, fréquente les même lieux que toi, mais qui à un corps de rêve, quand toi tu galère à fermer ton jean fétiche (bin oui, mais la vendeuse avait dit que c'était pas ta taille aussi!) en plus il est super sympa et tes potes ne comprennent pas pourquoi tu l'aimes pas trop trop... et à vrai dire toi non plus.

Tu éteins l'écran de ton téléphone, et tu commences à cogiter.
"Mais où est-ce que ça a merdé?"

Après tout, tu es gentil, intelligent, charmant, très bon camarade, et assez généreux.
Alors pourquoi toi, tu bloques? tu stagnes?

Et puis une petite voix intérieure te rappel: "Tu ne connais pas toute la vie des gens!"

Mais oui! c'est exactement ça!
On ne peux pas comparer sa vie entière à des bribes de petits morceaux de vie d'autres personnes! On ne voit pas leur vie dans son ensemble!

Ton pote fraîchement marié,  connait des problèmes de couples très importants. Ils se sont mariés pour tenter de raviver la flamme de leur amour, mais il semblerait que l'arrivé coup sur coup des 3 enfants ait eu raison de leur amour passionné. 
Ils n'éprouvent aujourd'hui l'un pour l'autre que de l'affection platonique, comme s'ils étaient babysitter professionnel de leur propres enfants, en 24/24.
Oui ils font régulièrement chambre à part, et ne partagent plus rien d'autre que les moments avec les enfants.


Ta collègue qui est partie en sac à dos ne trouvait pas de boulot. Et pas de moitié non plus. L'ambiance chez elle était trop lourde à supporter, alors plutôt que de suivre une thérapie pour s’alléger de tous ces fardeaux, elle a préféré chausser ses pompes de marche, a acheté un billet d'avion pour les Andes et est parti comme ça, sans se retourner, comme pour ne pas voir que les fantômes du passé partaient avec elle.
Comme toi, elle rêve du grand Amour, celui qui pourrait la faire s'installer à un endroit fixe, pour le reste de sa vie, tout en donnant l'impression de voyager chaque matin.
Comme toi, elle rêve de ce job qui lui donnerai les frissons à chaque nouveau succès.
La seule différence, c'est que, contrairement à ce que l'on pourrait croire, elle n'a pas de véritables amis à qui se confier, avec qui  improviser des sorties de dernière minutes (les meilleurs). Elle n'a même pas d'animaux, elle ne se sent pas assez digne de les accueillir. Elle est triste, et chaque jour elle lutte contre l'obscurité. C'est pour cela qu'elle est parti chercher la lumière sur la route.


Jean Rénald tu le détestes. oui vraiment. Mais lui se déteste encore plus.
Il passe sa vie à bosser comme un forcené. Oui il voyage, mais visite très peu (forcement, il bosse!). Et puis on a connu un peu plus glamour qu'un port de marchandises un dimanche de Novembre... 
Depuis que sa femme est enceinte de son premier enfant, il panique et s'en veux de ne pas être la. En même temps, c'est son salaire qui fait vivre confortablement sa famille. Donc il est coincé.
Il n'a pas d'autres compétences que celles qu'il déballe chaque jour, ce qui veux dire que peux importe la société dans laquelle il ira travailler, il ferra exactement la même chose, les mêmes déplacements, les mêmes costards, les mêmes sourires faux-cul alors que sa femme et bientôt son enfant seront à la maison à l'attendre.
Et oui, des fois Jean Rénald il rêve de rentrer chez lui chaque soir a 17h30, en ayant le même salaire pour éviter à sa femme de devoir travailler, et pouvoir la couvrir de beaux apparats même quand c'est pas les soldes.
Un jour, peut être, il pétera un câble et ouvrira un élevage d’ânes nains dans le Cantal, il ne portera plus de costard de sa vie, mais vissera sur sa tète un chapeau de paille tout pourri, et ça sera son signe extérieur de rébellion à la "société de consommation qui nous abrutie". (c'est lui qui l'a dit sur le groupe Facebook "Riches et Révolutionnaires - les R&R")

Et ton meilleurs rival, tu lui envie son corps? vous avez la même vie à peu de chose prés. Et le peu de chose prés en l’occurrence, c'est les 6h de sport intensif qu'il fait chaque semaine! chaque matin, il se lève 1h30 plus tôt que toi, il attaque directement par 1h de sport intensif, et passe au petit dèj hyper healthy.
Bin oui, tu croyais franchement que c'était son métabolisme qui lui donnait son fameux "sixpack"? Si toi aussi tu les veux ces abdos, tu sais ce qu'il te reste a faire!


Tu l'auras compris. Les autres ne laissent paraître que ce qu'ils veulent bien montrer.
Toi même je suis sûr, sur les réseaux sociaux tu postes des photos, des statuts, des commentaires qui laissent penser que pour toi, dans ta vie, tout va pour le mieux, que tu es entourés d'amis dans tout les sens, que tu ne t'ennuie jamais, mais à aucun moment tu n'exprimes ta solitude d’après boulot. A aucun moment tu ne dis clairement que ce soir, tu t'es endormi sur ton canapé, comme souvent, parce que tu n'avais personne à rejoindre au lit, à câliner, et que ça te faisait trop de peine de l'affronter.

Oui, je suis sûr, tu as bien compris. 
Ne te compare pas aux autres, ne te sens pas en compétition avec ce que tu peux voir sur internet ou ce que peuvent te raconter les autres.
Tu es toi, à toi de trouver ce qui te rendra heureux. Et si tes photos ne sont pas assez jolies pour les poster sur Insta, on s'en tape le jambon.
Ce qui compte c'est que toi, ce que tu as vécu à ce moment la, t'a procuré de la joie, et t'a conforté sur le chemin du bonheur.

Oui le bonheur c'est aussi simple que ça. Penser à soi en priorité, ne pas s’arrêter au regard des autres, mais bien regarder autour de soi. Il existe parfois des trésors qui n'ont pas besoin de carte pour être trouvés. Tu as juste à te pencher pour les cueillir. 

Sisi, je te jure que c'est vrai wsh. (voila, j'ai posé wsh, je suis trop fière de moi)

Maintenant réfléchi et dis moi quelle est ta source de joie simple et inattendue?

Moi? voir le ciel couleur flammes certains soirs d'été (oui c'est gnagnan mais c'est joooliiiieee!)



[J'ai la Flemme]





Si tu te reconnais, c'est normal 💖

07/07/2017

L'éponge - ou comment (sur)vivre quand on est empathique







Tu ressens en toi cette douleur quasi permanente.
Sans trop savoir depuis quand elle est la, tu la subis chaque jour comme un fardeau.
Jusqu'à maintenant, tu ne te posais pas trop de question, elle était la, c’est tout, c’était ainsi.
Puis un matin elle est devenue trop lourde.
Beaucoup trop lourde.

Alors tu t’es posés des questions.

Comment font les autres pour avancer ? 
Pour réussir à garder le dos bien droits malgré tout ce poids?

Et tu as compris.

Rares sont les personnes qui comme toi prennent tout à leur compte.
Tu en as croisé très peu sur ton passage, mais même avec ces personnes la, lorsqu’elles partageaient avec toi, tu ne pouvais t’empêcher d’absorber leurs malheurs. Comme si ton âme se nourrissait de toutes ces souffrances pour se sentir vivante.

Oh bien sur il y a ceux qui pensent être réellement empathique, mais qui finalement se couche le soir et dorment dans un calme serein. Qui le lendemain savent se recentrer sur leur vie et leur personne, surement pour se protéger certes, mais qui ne comprendront jamais ce que toi tu peux ressentir.

« Mais tu penses à de ces trucs toi ! »
Oui, tu y penses tout le temps. Parfois des années après. Ce ne sont jamais de bonnes choses qui restent, toujours les pires images.

« On dirait que tu n’as pas de bons souvenirs à te rappeler ! »
Oh si, tu en as, mais ceux qui ont marqués ta chair ne sont pas les plus réjouissant. C’est triste, mais ton Toi fonctionne ainsi.

Le constat est clair : tu es une Éponge.

Diantre, une éponge.

Le moindre petit tracas dans ton entourage et te voila plus mal encore que les principaux concernés.
Et tu souffres de ne pas pouvoir partager tes états d’âmes personnelles, car oui, rares sont les personnes qui lisent en toi comme tu lis en eux.
Rare sont ceux qui sentent ta peine, ta douleur, juste en t’écoutant respirer.
Toi tu perçois le moindre dérèglement dans l’air, tu le prends pour toi et essaye de tout remettre en ordre.

Mais alors, qui en ferra de même pour toi ?

Le bât blesse. Personne si ce n’est toi.
Parce qu’en plus d’être à l’écoute des autres, il faut être à l’écoute de ton Toi.

Oui, tu es seule pour t’occuper de toi.
Tu décides alors de te forger cette carapace, pour te centrer sur toi et toi seule, pour te mettre à l’abri des émanations extérieures, mais tu ne sais pas faire, tu ne peux pas le faire. Ta nature à toi, ton carburant toxique, ton besoin impérieux, c’est de sauver les autres. Ils ne peuvent pas survivre sans toi. Tu es leur boussole. Après tout, pourquoi te parlent-ils de leurs difficultés si ce n’est pour que tu les aides ?

Puis quand arrive le moment de parler de la lourdeur de ton cœur, de ta difficulté à digérer le monde qui t’entoure, tout le monde regarde ses baskets, comme si cela commençait à devenir gênant.

Et puis ne l’oubli pas, tu es un éponge.

Alors même lorsque ce que tu peux raconter met mal à l’aise, tu le prends pour toi, et te rajoutes un nouveau poids supplémentaire.

« Je lui ai fait de la peine, je l’ai bien vu. »
Oui, tu oublie aussitôt que cette personne n’en avais rien à faire de ton histoire, et tu prends à nouveau à ton compte le comportement d’autrui, en ayant déjà oublié que ton besoin premier était juste de partager une partie de ce que tu portes.

Oui tu souffres vraiment. Mais après tout, il y a pire ailleurs non ?

Ah bah tiens, justement, oui il y a pire ailleurs.
Sauf que là où la plupart des gens passeront à autre chose après avoir vu les images de la dernière guerre en date, toi tu le prends en pleine poire.
Bin oui, tu ne peux rien faire pour empêcher ça, donc c’est un peu de ta faute après tout, non ?

La sur ce point c’est un peu exagéré de penser ça, tu le sais bien, mais il n’empêche que tu ressens la vrai douleur de ces gens que tu ne connaîtras jamais.




Dans ton entourage, on te parle parfois de « dépression » mais toi tu préfère te dire que tu es « empathique ».

La Langue Française est ainsi faites, les mots ont leur importance.

L’étymologie de ce mot signifie « souffrir avec » (em/pathie).

C’est exactement ça. En plus de partager, tu souffres réellement avec l’autre et pour l’autre.

« Mais pourquoi tu veux aider tout le temps ? »
« Tu devrais te protéger au lieu de vouloir aider tout le monde ! »
Mais oui mais c’est bien sur ! Heureusement qu’on te le dit sinon tu n’y aurais pas pensé seule, gourdasse que tu es !

Non sérieusement, pourquoi poser ce genre de question ? Ça revient à dire « prend une douche pas trop chaude si t’as chaud ».
Nan ? Sérieux ?

Bref, essaye de penser un peu plus à toi, et à t’éloigner de tout cet environnement toxique, histoire de sentir l’air passer dans tes poumons, le soleil chauffer ta peau, le vent glisser entre tes doigts, et ton cœur s’alléger de ce poids.

Un jour tu sauras te protéger.

Ou pas.



[J’ai la Flemme]




Un article assez sympa qui traite du sujet :


Toujours sur ce blog, voici un petit test à faire pour connaitre votre degré d’empathie :

J’ai obtenu 61 à ce test, et vous ?